Dans cette première partie, l’objectif de Jodorowsky est de construire un « mandala », c’est-à-dire une structure globale et cohérente permettant « d’organiser la totalité du jeu dans une figure qu’il est possible d’embrasser d’un seul regard ». Sacré challenge puisqu’il reconnait lui-même que les Arcanes peuvent être ordonnés d’innombrables façons. « Le tarot étant un instrument essentiellement projectif, il n’y a pas en lui une forme définitive, unique, parfaite ».

Pourtant, il affirme que le Tarot (de Marseille) possède bien une structure propre, « qu’il nous appartient de découvrir » sans s’appuyer sur des structures déjà connues. Il fait ici référence à « l’astrologie ou diverses formes de numérologie », mais nous pouvons également penser à l’alchimie ou à la kabbale, des systèmes complexes dont de nombreuses références se retrouvent dans les Tarots modernes de type Rider-Waite ou Tarot de Thot.

Dans un premier temps, il tente d’obtenir une forme symétrique, mais réalise assez vite que rien dans le tarot n’est symétrique. Aucune organisation du jeu, aucune carte en elle-même, ne présentent une symétrie parfaite. Et finalement c’est bien normal puisque rien dans la Nature n’est symétrique, à commencer par l’Homme.

Il s’intéresse alors à la numérologie du Tarot et établit une « loi » qu’il formule ainsi : « sur quatre parties, trois sont quasiment égales et une est différente. Et sur les trois égales, deux se ressemblent davantage »… Simple comme bonjour !

Il valide cette loi en prenant plusieurs exemples au sein du Tarot mais également « dans les religions, les mythologies, la réalité ». Et je ne peux m’empêcher de trouver cela un peu tiré par les cheveux…

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